Reviewed in 2012 by Tibe

KONAMI STRIKES BACK !

par Tibe

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Konami, c'est à n'en pas douter un éditeur légendaire du jeu vidéo. Celui-ci s'est fait connaître des joueurs dès les années 80 avec certains titres mythiques comme Contra ou Metal Gear, mais aussi (et surtout) pour quelques Shoot them Up révolutionnaires. On pense bien entendu aux mémorables Gradius, Salamander ou encore au très décalé Parodius. Pas de doute, le géant japonais dispose de programmeurs, graphistes et musiciens de grand talent. Axelay est un jeu qui a non seulement bénéficié d'une distribution prestigieuse, mais aussi des excellentes capacités de la Super NES: autant le dire d'emblée, le soft s'annonce grandiose. L'originalité de notre jeu réside dans son déroulement. Celui-ci alterne scrollings verticaux et horizontaux d'un stage à l'autre. Alors que les niveaux horizontaux se déroulent à la manière d'un R-Type, les verticaux sont traités avec le mode 7, donnant un effet de relief saisissant au paysage. 

Le tir orientable est très efficace dans ce passage étroit.
Le tir orientable est très efficace dans ce passage étroit.

En fait, c'est un peu comme si l'on survolait une planète tout en en distinguant la courbe... C'est réussi et cela apporte de la fraîcheur et du dynamisme à ces phases de jeu. Les scrollings varient également en vitesse, alors que la zone d'action peut s'étendre à plusieurs écran de large dans un sens et dans l'autre, laissant une excellente liberté de mouvement. Les six niveaux sont autant de paysages exotiques: d'une planète nuageuse on passe à l'attaque d'une base stellaire, puis au survol d'une cité du futur, puis d'une planète de lave... Chaque stage a ses créatures et appareils "endémiques", ce qui permet d'offrir une grande diversité dans le bestiaire adverse. Même si certains arrière-plans sont un peu vides, les graphismes sont réussis dans Axelay, et  le soin du détail reste remarquable. Les sprites ennemis sont finement dessinés, quant aux Boss, c'est l'apothéose. On n' en avait encore jamais vus d'aussi gros (et beaux!) sur la Super NES.

Le stage 4 est une grotte peuplée d'étranges créatures...
Le stage 4 est une grotte peuplée d'étranges créatures...

D'ailleurs, c'est là que la machine montre ses limites: l'animation souffre soit de la présence de ces sprites énormes, soit de la multitude de tirs et de vaisseaux. Pas mal de ralentissements et de clignotements sont à déplorer. Konami a fait de son mieux, et ceux-ci restent heureusement sporadiques et peu pénalisants. Quant aux musiques, je ne peux que vous encourager à écouter au calme les thèmes du jeu, tant ils sont sublimes. La composition est tout simplement épique et orchestrée de main de maître, c'est du grand art. Les bruitages sont tout aussi excellents et quelques digits vocales se sont même fait une place dans les huit mégas du jeu! Parlons maintenant du point fort d'Axelay: son gameplay. Outre la variété due à son déroulement alternatif, le jeu propose un système d'armement complet et assez stratégique. Le vaisseau peut en effet être équipé de trois tirs différents. Au début de chaque stage, on choisit parmi l'éventail proposé, qui s'élargit au fur et à mesure que l'on progresse dans le jeu.

Le point faible de cet immense Boss est son coeur.
Le point faible de cet immense Boss est son coeur.

Avec les boutons L et R, on peut switcher entre les diverses armes sélectionnées à n'importe quel moment de la partie, afin d'adapter au mieux notre puissance de feu à l'action. Chaque tir ennemi encaissé détruit l'arme en cours d'utilisation: on peut donc souffrir jusqu'à trois tirs adverses avant de ne disposer que du canon de base: au prochain choc, le vaisseau est détruit. En cas de contact avec une structure, un vaisseau ou certains tirs plasma, l'appareil est instantanément réduit en miette. On reprend de là où l'on est mort tant que l'on a des vies, mais l'utilisation d'un crédit ramène en début de niveau. Axelay s'avère être un excellent challenge, à la difficulté bien dosée et au gameplay addictif, mais se révèle cependant un peu court: on vient bien vite à bout des six niveaux, et il n'y a pas de jeu à deux pour relancer l'intérêt. Le one-créditer est un défi à relever, avis aux amateurs! Konami signe ici un des tout meilleurs shoots de l'ère des 16 bits, malgré une durée de vie un peu limite et une animation imparfaite, poussant pourtant le système dans ses derniers retranchements.


GRAPHISME

84%

La Super NES est exploitée à merveille. L'aternance de décors horizontaux et verticaux fournit une action variée et c'est très, très réussi.
ANIMATION 82%
Mode 7 à l'honneur bien etendu, sans compter les écrans chargés en tirs et en vaisseaux! Les Boss sont énormes et les effets utilisés (rotations, déformations, distorsions) sont sublimes. Seul bémol, de fréquents ralentissements et clignotements...
SON 97%
Les thèmes de Taro Kudo font partie des meilleures musiques de jeu vidéo jamais entendues, c'est du grand art. Les bruitages sont quasi-parfaits, bref, la bande son est au top!
DUREE DE VIE 70%
Six niveaux, pas de jeu à deux, une difficulté moyenne. C'est correct, mais clairement pas le point fort du jeu de Konami.
GAMEPLAY 94%
Choix des armes, alternance horizontal/vertical, action soutenue, maniabilité parfaite... c'est un régal!

NEOGEOKULT

RATE

89%
Un Shoot them Up d'exception, qui n'accède pas au statut de Mega-Hit uniquement à cause de sa durée de vie réduite et d'une animation perfectible: Axelay reste une pièce maîtresse, à essayer absolument.

ET SUR NEO GEO?

Andro Dunos sorti la même année propose un système d'armement sélectionnable analogue, bien que l'on pense aussi à Pulstar ou Last Resort pour l'atmosphère proche de celle du titre Konami.

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