Reviewed in 2011 by Tibe

L'ANTHOLOGIE DU SHOOT THEM UP

par Tibe

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Voici chers lecteurs, le test d'un jeu vidéo sorti vers la fin des années 80, qui, au même titre que Street Fighter II dans le domaine du versus fighting, a révolutionné le monde du Shoot them Up dont il se voulait une interprétation de plus. Il y a bien eu un "avant" et un "après" R-Type, ce titre ayant introduit de toutes nouvelles mécaniques de gameplay ainsi que l'utilisation de la stratégie à un niveau encore jamais atteint jusqu'alors. Tout ceci s'architecture autour d'un système d'armement complexe et de l'utilisation d'un module, rattaché au vaisseau du joueur. Tant de shoots s'en sont par la suite inspirés ou plus tard rendu hommage à celui-ci (voir test de Pulstar) que l'on ne les compte même plus. Doté de plus d'une réalisation révolutionnaire en son temps, le jeu de la petite firme qui monte, Irem, va faire parler de lui dans les salles d'arcade et se voir adapté sur presque toutes les plate-formes vidéoludiques (consoles 8 & 16 bits, micros)...

R-Type a posé les bases du shoot moderne, beaucoup s'en sont inspirés!
R-Type a posé les bases du shoot moderne, beaucoup s'en sont inspirés!

Un gameplay novateur en effet, puisque R-Type est le premier jeu de tir à intégrer un module indépendant - pouvant également servir de bouclier - du vaisseau que dirige le joueur. L'essentiel de la stratégie est basée sur cette boule orientable autour de l'appareil, car celle-ci sert principalement à se protéger des impacts de tirs ennemis, qu'ils viennent de l'avant ou de l'arrière. C'est une sacrée innovation, car rappelons que jusqu'alors on n'avait eu droit qu'à des shoots à écran fixe (à la Space Invaders) ou à quelques jeux mettant les joueurs aux commandes d'appareils simples, pouvant collecter au mieux des bonus au cours des niveaux. Ici, ce module de combat va ajouter beaucoup de possibilités au gameplay: celui-ci peut être positionné à l'avant ou à l'arrière de l'appareil, et à l'aide d'une jauge de puissance que l'on remplit en maintenant enfoncé le bouton de tir, on peut délivrer des tirs plus ou moins puissants ou rapides. Outre ce gros module, jusqu'à deux satellites de tir additionnel peuvent être adjoints au vaisseau, ainsi qu'un arsenal très varié (lasers, missiles, bombes, têtes chercheuses, etc). Bref, c'est vraiment exhaustif et on ne s'en plaint pas!

Le 1er Boss est effrayant, mais reste le plus facile à vaincre du jeu.
Le 1er Boss est effrayant, mais reste le plus facile à vaincre du jeu.

R-Type est néanmoins extrêmement difficile, malgré toutes ces assistances et cet armement puissant, car notre appareil est détruit au moindre impact de laser ou au moindre contact avec un vaisseau ou une structure ennemie. Ceci entraîne la perte de tous les bonus d'armement ou de vitesse accumulés, mais vous contraint également à redémarrer du début du niveau ou à partir d'un checkpoint déterminé. Cela n'est pas de tout repos, car certains passages devront être appris par cœur pour espérer être franchis. La maniabilité est irréprochable, même si les power-up et autre speed-up vous seront indispensables pour échapper à vos assaillants dans les endroits délicats. Le bestiaire ennemi est vraiment riche pour l'époque, puisque chacun des huit stages possède sa faune endémique, et mis à part quelques rares créatures récurrentes, on ne croise jamais les mêmes. Les boss sont parmi les plus impressionnants que l'on ait vus parmi les jeux de cette génération, au point que certains d'entre eux sont toujours présents dans les mémoires de joueurs, des années après...

Avec les armes secondaires et le module, le vaisseau est bien protégé.
Avec les armes secondaires et le module, le vaisseau est bien protégé.

La réalisation de R-Type est donc "tip-top" pour une production de 1987. Les graphismes sont fins et colorés, le level design varié et abouti. On remarque aujourd'hui que certains backgrounds sont un peu vides, mais cela ne sautait pas aux yeux en ce temps-là. Surtout si l'on considère que tout le reste était particulièrement réussi, que ce soit les tirs, appareils ennemis, explosions et bien entendu les très spectaculaires Boss de fin de stage. L'animation est simple et pêchue, et les ralentissement - relativement rares - ne nuisent que peu au gameplay. Seule la bande son est un peu en deçà, avec des thèmes entraînants, sans plus, et des bruitages dans la moyenne. Le système d'armement, la réalisation, le challenge, la satisfaction de franchir les niveaux difficiles et de découvrir les suivants.... tout ceci constitue autant d'atouts et de plaisir que procure R-Type, plus de vingt ans après. Voici un hit intemporel comme il en existe peu, dont le plaisir de jeu est resté intact.


GRAPHISME

93%

Niveaux et ennemis sont relativement variés, avec un level design très réussi et des Boss assez fabuleux. Le haut de gamme en 1987.
ANIMATION 92%
Les ralentissements sont rares, la vitesse de jeu est parfaitement adaptée et le tout bouge vraiment bien.
SON 80%
Simplistes, les thèmes sont malgré tout entraînants et les bruitages dans la moyenne de ce qui se faisait à l'époque.
DUREE DE VIE 94%
Les huit stages sont un challenge de très haut niveau! Des heures et des heures de pratique sont requises pour en venir à bout.
GAMEPLAY 97%
Posant de nouvelles bases de jouabilité dans le monde du Shoot them Up, R-Type est tout simplement un modèle de gameplay.

NEOGEOKULT

RATE

95%
Qui dit Shoot them Up dit R-Type... Un classique dont le gameplay n'a pas pris une ride et dont la réalisation reste largement décente.

ET SUR NEO GEO?

Last Resort sorti en 1992 utilise un système de module semblable et constitue un excellent choix pour les amateurs, mais la référence absolue reste Pulstar, qui est comme mentionné plus haut l'hommage des programmeurs d'Aicom (pour la plupart d'anciens employés de Irem ayant travaillé sur R-Type) au légendaire R-Type.

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