Reviewed in 2011 by Tibe

ON PREND LES MEMES ET. . .

par Tibe

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Une année déjà s'est écoulée, presque jour pour jour, depuis la sortie du légendaire Street Fighter II: nous sommes donc en Mars 1992 lorsque Capcom publie la première séquelle de son méga-hit, rebaptisée "Champion Edition". Et l'éditeur réalise tout simplement le rêve de l'ensemble des fans du premier épisode: les quatre Boss du jeu sont désormais jouables! Et je peux vous dire qu'à l'époque, dans les salles d'arcade, ce fût une incommensurable jouissance vidéo-ludique (oui, c'est dégueulasse). C'était bien la première fois que la suite d'une production aussi connue exauçait le souhait de millions de joueurs. Disposant désormais d'un roster de douze personnages, la saga de Capcom conserve sa position de leader dans ce domaine sur le marché du jeu vidéo. Des concurrents redoutables on vu le jour, mais Street Fighter II' Champion Edition de Capcom a de l'avance et semble pouvoir rester le roi sur son trône encore un moment.

Quel plaisir d'incarner le virevoltant Vega!
Quel plaisir d'incarner le virevoltant Vega!

Oh bien entendu, chacun sait que peu de changements furent apportés à cette nouvelle mouture, et les joueurs ont tous bien compris que Capcom s'était juré d'exploiter pleinement le potentiel commercial de son titre. On a pu le vérifier par la suite, et redécouvrir par la même occasion toutes les onomatopées dont plus personne ne se souvenait, comme prime, alpha, turbo, super, etc. La plus grosse nouveauté dans Champion Edition, reste celle que les fans attendaient au niveau du roster, comme celà a été mentionné plus haut. En plus des Boss désormais sélectionnables, il est possible de combattre son double dans d’innéfables 'mirror matches'! Capcom a aussi pris soin de corriger certains détails et de varier quelques autres. Les éléments des décors destructibles ont été redessinés pour ne plus provoquer de ralentissements (Stage de Ken ou de Ryu), les teintes de certains décors ont changé pour proposer une météo différente ou une autre heure de la journée: on se bat maintenant au coucher du soleil chez Guile, la nuit chez Ryu ou encore à l'heure du goûter chez Chun-Li.

De nouvelles couleurs sont appliquées aux personnages et décors.
De nouvelles couleurs sont appliquées aux personnages et décors.

L'autre changement sympathique concerne le gameplay. L'animation est un chouilla plus rapide: c'est peu perceptible, mais les frames pendant lesquelles les personnages prennent les coups vont un peu plus vite, et ceux-ci se déplacent également avec davantage de fluidité. Mais la très bonne nouvelle, c'est que les coups enlèvent moins de vie que dans Street Fighter II, donnant aux combats nettement plus de durée! Et ce n'est pas du luxe, tant les rounds pouvaient être courts lors de certains affrontements dans l'opus précédent. De nouveaux combos font leur apparition, les hitbox deviennent plus précises... les versus gagnent en intérêt et en technicité, et la difficulté en solo a été un peu remontée, proposant un challenge plus costaud. De nouvelles couleurs pour les décors, mais aussi pour les combattants qui ont tous droit à de nouvelles teintes exotiques. Et ces quatre Boss désormais jouables qui furent à l'époque un véritable événement pour les fans, d'avèrent bien intéressants à découvrir et offrent une belle technicité supplémentaire.

M. Bison est littéralement surpuissant face à ses adversaires.
M. Bison est littéralement surpuissant face à ses adversaires.

Sagat est un Ryu/Ken plus lent que nos deux karatékas, mais celui-ci a plus d'allonge avec ses poings, et un très bon panel de coups de pieds (low/middle/high kick) grâce à sa pratique de la boxe thaï. Il dispose également de plus de coups spéciaux. Mr Bison (Vega en Jap) s'avère peu intéressant mais puissant, Vega (Balrog en Jap) est hyper-rapide et d'une efficacité redoutable, tandis que Balrog (M.Bison en Jap, j'espère que tout le monde suit) s'avère extrêmement fort mais vulnérable sur beaucoup d'oppositions. Un nouveau roster bien sympathique et enrichi, c'est appréciable! Signalons aussi que certaines vignettes de personnages ont été redessinées avec goût (Honda, Ryu, Chun Li...). L'équilibre entre les guerriers reste encore un peu bancal, mais le plaisir de jeu est là, et en 1992 Capcom est encore loin devant les concurrents. Seuls SNK et Midway commencent à monter en puissance avec Fatal Fury 2 et Mortal Kombat. Street Fighter II Champion Edition fût un monstre dans les salles obscures en son temps, et reste un modèle de gameplay old-school avec sa difficulté bien dosée mais élevée, son roster copieux et sa réalisation haut de gamme.


GRAPHISME

95%

Pas vraiment d'évolution à part queques retouches et changements de couleurs: c'est toujours très beau.
ANIMATION 93%
L'animation a été améliorée et très légèrement accélerée: les ralentissements 'involontaires' sont corrigés.
SON 89%
Pas de changements depuis Street Fighter II.
DUREE DE VIE 95%
On passe de huit à douze personnages sélectionnables, c'est la claque! Difficulté augmentée en mode solo, un nouveau challenge appréciable pour les joueurs aguerris.
GAMEPLAY 96%
Des coups qui enlèvent moins de vie, ce n'est pas du luxe: les combats peuvent enfin durer un peu et le jeu gagne en technicité.

NEOGEOKULT

RATE

95%
Pas d'amélioration en profondeur depuis l'année passée, mais les boss désormais jouables et quelques défauts corrigés... Une grande cuvée!

ET SUR NEO GEO?

Les contemporains de cette 'Champion Edition' sont Fatal Fury 2 et Art of Fighting. Comme pour SFII, on peut se tourner vers les jeux de ces deux sagas pour trouver des sensations analogues, et peut être en particulier Fatal Fury Special, un poil meilleur.

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